Les premiers symptômes apparaissent 1 à 8 semaines après l'exposition : fièvre élevée (38-40°C), douleurs musculaires intenses (myalgies), maux de tête, fatigue. Ces symptômes ressemblent à une grippe.
Consultez immédiatement si vous avez été en contact avec des rongeurs sauvages et présentez : essoufflement soudain, difficultés respiratoires, baisse de la tension artérielle. Ces signes peuvent indiquer un SPAH (Syndrome Pulmonaire à Hantavirus).
Il n'existe pas de traitement antiviral spécifique approuvé contre l'hantavirus. Le traitement est symptomatique et de soutien : hospitalisation, assistance respiratoire si nécessaire. Plus la prise en charge est précoce, meilleur est le pronostic.
✓ Prévention et gestes protecteurs
Évitez de toucher les rongeurs sauvages morts ou vivants. Ne manipulez pas les nids de rongeurs. Portez des gants et un masque FFP2 lors de travaux dans des zones à risque (greniers, granges, sous-bois). Aérez les espaces confinés avant d'y entrer.
Bouchez les trous et fissures dans les murs et fondations. Stockez la nourriture dans des contenants hermétiques. Nettoyez régulièrement les espaces où des rongeurs pourraient s'installer. En cas d'infestation, faites appel à un professionnel.
Ne balayez jamais à sec les excréments de rongeurs — ils peuvent libérer le virus dans l'air. Humidifiez d'abord avec une solution de Javel diluée (1 volume de Javel pour 9 volumes d'eau), laissez agir 10 minutes, puis nettoyez avec des gants jetables et un masque FFP2.
❓ Questions fréquentes
En Europe et en France, l'hantavirus ne se transmet généralement pas de personne à personne. La transmission se fait principalement par contact avec des rongeurs infectés (mulots, campagnols) ou leurs déjections, urine et salive. Exception : le virus Andes (Amérique du Sud) peut se transmettre entre humains, comme observé lors du cluster MV Hondius en 2026.
Les personnes les plus exposées sont : agriculteurs, forestiers, randonneurs fréquentant les sous-bois et zones boisées, personnes effectuant des travaux dans des bâtiments anciens (granges, caves), campeurs. Les régions Alsace, Franche-Comté et Nord-Est sont historiquement les plus touchées.
Santé Publique France (santepubliquefrance.fr) publie les données épidémiologiques officielles. Le CNR des Hantavirus à l'Institut Pasteur publie des rapports mensuels. Le Bulletin Épidémiologique Hebdomadaire (BEH) publie les analyses scientifiques.